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Plaidoyer pour un nouveau pacte national : des organisations dénoncent un accord « inapplicable » signé par le gouvernement

Plaidoyer pour un nouveau pacte national : des organisations dénoncent un accord « inapplicable » signé par le gouvernement

Plusieurs organisations politiques et de la société civile haïtienne ont publié un document de plaidoyer appelant à la révision du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, signé le 21 février 2026 par le Premier ministre et certains acteurs politiques et économiques. Selon ces organisations, le pacte, dans sa forme actuelle, comporte de nombreuses incohérences et risque de ne pas atteindre son objectif principal : rétablir la sécurité et organiser des élections crédibles dans le pays. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Dans leur analyse, les auteurs du document estiment que les signataires de l’accord proviennent majoritairement de groupes ayant soutenu l’ancien Conseil présidentiel de transition (CPT) jusqu’à la fin de son mandat, le 7 février 2026. Ils affirment également que certains de ces acteurs sont accusés de corruption ou visés par des sanctions internationales, ce qui affaiblirait la crédibilité de l’initiative aux yeux d’une partie de la population. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Le texte souligne aussi que le Premier ministre concentre aujourd’hui l’essentiel du pouvoir exécutif en l’absence d’autres institutions pleinement fonctionnelles. Dans ce contexte, les organisations signataires du plaidoyer estiment nécessaire de remplacer ce qu’elles qualifient de « pouvoir politique personnalisé » par un système institutionnel plus équilibré et contrôlé. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Les auteurs dénoncent notamment :

  • l’absence de limite claire au mandat du Premier ministre ;
  • le manque de calendrier précis pour la création des conditions sécuritaires nécessaires aux élections ;
  • l’insuffisance de détails concernant l’organisation du processus électoral ;
  • la création d’un Comité de suivi dont la composition et les moyens ne sont pas clairement définis. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Ils soulignent également une contradiction majeure : le pacte prévoit la mise en place immédiate du Comité de suivi dès sa signature, mais aucune information publique n’a été communiquée sur la composition de cet organe depuis la signature du document. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Plutôt que de rejeter entièrement l’accord, les organisations proposent plusieurs amendements afin de le rendre applicable et crédible. Parmi leurs principales recommandations :

  • fixer la fin du mandat du Premier ministre au 7 février 2027, date correspondant à l’installation d’un président élu ;
  • définir clairement les pouvoirs et les responsabilités du chef du gouvernement ;
  • établir des décrets d’application pour encadrer le pacte ;
  • préciser le rôle et la composition du Comité de suivi ;
  • renforcer la priorité donnée à la sécurité, aux élections et à la relance économique. CRITIQUE -PACTE- MARS 2026

Un appel à un « véritable pacte national »

Les signataires du plaidoyer affirment que la réussite d’une transition politique dépendra de la confiance de la population et de l’inclusion de forces politiques et sociales crédibles. Selon eux, le pacte actuel risque d’aggraver les divisions nationales s’il n’est pas révisé.

Ils concluent que le « véritable pacte national » reste encore à construire et devrait être fondé sur une participation plus large, une transparence accrue et des mécanismes institutionnels solides capables de conduire le pays vers des élections libres, crédibles et inclusives. 

hebdopost.net

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