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Affaire de trafic d’armes : le défenseur des droits humains dénonce une persécution politique après la convocation de l’ex-DG de la PNH

Affaire de trafic d’armes : le défenseur des droits humains dénonce une persécution politique après la convocation de l’ex-DG de la PNH

Port-au-Prince — Une nouvelle étape judiciaire vient raviver les tensions autour du dossier sensible du trafic présumé d’armes et de munitions impliquant de hauts responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH). L’ancien directeur général de l’institution policière, Normil Rameaux, est invité à comparaître devant le parquet de Port-au-Prince dans le cadre d’une enquête portant sur des faits graves liés à la sécurité nationale.

Selon les informations disponibles, l’acte judiciaire évoque des accusations d’association de malfaiteurs ainsi que des soupçons de détournement et de circulation de munitions appartenant à la PNH au profit de groupes armés opérant dans le pays. Une correspondance officielle a été transmise à l’inspecteur général en chef de la PNH, Frédéric Leconte, lui demandant de prendre les mesures nécessaires afin de garantir la comparution de l’ancien directeur général devant les autorités judiciaires compétentes.

Dans ce même dossier, Philippe Jovin, ancien directeur central adjoint de la police, est également concerné. Il a été convoqué pour une audition fixée au lundi 2 février à 11 heures devant le parquet de Port-au-Prince. Les autorités judiciaires estiment que ces auditions constituent une étape indispensable pour faire progresser l’enquête et établir les responsabilités éventuelles.

Cependant, cette démarche judiciaire suscite de vives réactions. Un défenseur des droits humains, s’exprimant publiquement sur le dossier, qualifie la convocation de Normil Rameaux de « persécution politique », estimant que l’ancien responsable serait ciblé dans un contexte marqué par des rivalités institutionnelles et des règlements de comptes. Il appelle les autorités à garantir le respect des droits fondamentaux et la présomption d’innocence des personnes mises en cause.

À ce stade, aucune décision judiciaire n’a été rendue à l’encontre des anciens responsables de la PNH concernés par cette affaire. Le parquet rappelle que les convocations ne constituent pas une condamnation, mais s’inscrivent dans une procédure normale d’instruction.

Cette affaire intervient dans un climat sécuritaire particulièrement fragile, où la prolifération des armes et des munitions alimente l’expansion des gangs armés et accentue l’insécurité à travers le pays. La gestion des stocks d’armes de l’État demeure ainsi un enjeu crucial pour la stabilité nationale et la crédibilité des institutions chargées de faire respecter la loi.

hebdopost.net

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La Redaction de Hebdo POST

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